Tournoi de Lutte Africaine de la CEDEAO (TOLAC) 2018: Les étalons lutteurs reviennent avec une médaille de bronze

Partagez !

La 11e édition du Tournoi de lutte africaine de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (TOLAC) 2018 s’est tenue du 12 au 15 juillet 2018 au stade municipal de Niamey au Niger. Pour cette compétition de haut niveau dans la discipline de la lutte africaine, ce sont au total 12 pays membres de la CEDEAO qui se sont affrontés pour la première place. Le Burkina Faso qui se veut être un pays de lutte, s’est fait représenter par ses plus intrépides guerriers à cette messe internationale. Mais la moisson ne sera pas bonne pour les Étalons.

 

Les étalons lutteurs encouragés par le Président de la Fédération Burkinabè de Lutte Pierre Badiel

Avant de fouler le sol nigérien le 12 juillet dernier, les étalons lutteurs avaient eu droit à dix jours d’entrainements intensifs à Ouagadougou afin de pouvoir représenter dignement le Burkina Faso au TOLAC 2018. Konané Moussa(66kg) , Débé Blaise(76kg) , Zon Drissa (86 kg), Zerbo Eloi (100 kg), Kawané Romaric (+100 kg) , les cinq représentants de la nation burkinabè ont tenu à défendre les couleurs du drapeau du pays mais c’était sans compter sur la témérité de leurs challengers nigérians, sénégalais ou encore gambiens qui ont donné du fil à retordre aux Étalons.

Ainsi, à l’issu des compétitions en équipe qui se sont déroulées le 13 juillet dernier, le Burkina logé dans le pol D, a perdu d’abord contre la Gambie 3-2, puis à battu la Sierra Léone par 5 à 0. La Gambie qui a aussi battu la Sierra-Leone, a été digne de se qualifier dans ce pool D, barrant ainsi la voie au Burkina. Qu’est ce qui peut justifier cette sortie prématurée des médaillés d’argent des 8è Jeux de la Francophonie ? Selon un confrère, Rufin Paré qui suit de près la ‘lutte au Faso, « c’est la formation technique et psychologique qui manque encore chez nos garçons ». Et pour lui, « On a eu le meilleur tirage possible au niveau des compétions en équipe. Mais on n’a pas su profiter. », a regretté Rufin Paré sur son groupe facebook ”Mobilisation pour la cause de la discipline lutte ».

Rufin Paré, journaliste et promoteur de lutte africaine , sur place au stade municipal de Niamey pour les TOLAC 2018

 

Pour les combats en individuels, la tâche a été encore des plus difficiles pour les Étalons. Seul Drissa Zon dit le Technicien a surpris tout le monde en battant la Gambie, le Sénégal et parvenir en demi-finale. Il sera dérouté par le Nigeria. Au finish, il termine 3ème (médaille de bronze) dans la catégorie des 86 kg.

Il est a noté que le TOLAC a un niveau plus élevé que les autres compétitions de lutte africaine organisées dans la sous région. «C’est la rencontre des géants en lutte en Afrique. », a expliqué Rufin Paré. Pour  lui, si l’on veut que le Burkina Faso puisse bien s’illustrer à cette compétition, il lui faut mouiller le maillot dans l’encadrement. «  Cela nécessité bien évidemment que le gouvernement dénoue cash le cordon de la bourse. Mieux, une politique d’intéressement des sponsors doit être menée afin d’accroître les sources de financement. » a-t-il conclu.

La prochaine édition du TOLAC se déroulera en 2019 à Dakar au Sénégal.

Ismaël DIPAMA

Tu pourrais aussi aimer

Une réflexion sur “Tournoi de Lutte Africaine de la CEDEAO (TOLAC) 2018: Les étalons lutteurs reviennent avec une médaille de bronze

  1. Concernant la formation technique et psychologique, il suffit de constater que l’entraîneur des Sénégalais a été formé et entraîné par un expert français qui a été entraîneur national des lutteurs du Sénégal dans les années 80 / 90. Il suffit de faire venir cet expert à Ouaga pour qu’il forme nos entraîneurs et qu’il nous aide a détecter les meilleurs lutteurs de notre pays. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Pierre Badiel connaît bien cet expert.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *