« Je suis mon propre boss », le label qui réussit à la jeunesse estudiantine

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Entre les cours, les « boilots » et les devoirs, certains étudiants ont développé des créneaux pour mener des activités génératrices de revenu.

Dans la petite boutique d’Emmanuel Pinguedwendé Kientga, sise dans l’enceinte de la cité universitaire de Kossodo à Ouagaoudougou, on y trouve un peu de tout, en tout cas, de quoi satisfaire les premiers besoins d’un étudiant vivant en cité.

Le commerce du jeune étudiant a pris son envol à partir de la somme de 7 000 FCFA, le reste de ce que lui aurait remis son père pour son transport et sa restauration après des vacances à Bobo-Dioulasso en 2013.

« J’ai commencé avec la vente de crédits de communication, du thé et de café aux étudiants vivant au sein de la cité universitaire », explique le jeune commerçant.

Puis, pendant deux ans, Emmanuel se met à commercialiser divers produits dans sa chambre d’étudiant. Ce que l’administration lui reproche parce que c’est constitutif d’une « occupation illicite » de la chambre.

Alors, depuis 2014, le voilà  propriétaire d’une petite boutique bleue située dans un angle de la cour de la cité universitaire. Mais même là, ce n’est pas le parfait amour avec l’administration, mais le jeune entrepreneur continue son activité en attendant une meilleure issue.

Depuis 2014, Emmanuel Kientega est propriétaire d’une petite boutique bleue située dans un angle de la cour de la cité universitaire.

« Entre les études et le commerce, ce n’est pas facile. J’arrive à suivre les cours avec beaucoup de mal, mais je compose les devoirs », confie-t-il.

En plus de ces soucis avec les études et l’administration à propos de l’emplacement de son commerce, Emmanuel Kientega déplore la petitesse de son local et le manque de moyen adéquat pour transporter ses marchandises.

« Je parviens tout de même à joindre les deux bouts. J’arrive à soutenir mon petit frère quand bien même les choses n’avancent  pas comme je le souhaite », se console-t-il.

A l’inverse d’Emmanuel Kientga, d’autres étudiants ont réussi à formaliser leur structure.

C’est le cas de Marcel Sanou, à la tête d’une entreprise de restauration et de service traiteur dans le quartier de Cissin de Ouagadougou. « Faso Zeguen », c’est le nom qui est marqué à l’entrée de son restaurant, situé en face du lycée Venegré, à quelques 50 mètres de la clinique Souka.

Bien plus que l’attiéké, les clients peuvent consommer une diversité de mets à partir de 700 FCFA, dont du « riz au persil », une spécialité de la maison.

Avant de devenir ce patron de cinq employés à temps plein, Marcel Sanou a roulé sa bosse à plusieurs endroits, exerçant dans le lavage d’engins, la vente ambulante d’eau et comme agent de sécurité à la Brakina.

Finalement, en 2010 il décide de donner un coup de main à sa maman qui vient d’ouvrir le restaurant en face du lycée Venegré.

Apres le décès de celle-ci en 2013, le jeune Sanou, alors étudiant en 5e année de droit poursuit l’activité commerciale de sa défunte mère. Il bénéficiera d’un coup de pouce salvateur à l’occasion d’une compétition de plan d’affaires organisée par la Maison de l’entreprise.

Le projet du jeune étudiant fait mouche, il est lauréat et reçoit la somme de 5 millions de FCFA. L’entrepreneur a désormais son fonds de commerce. Il loue un local et professionnalise son activité.

Le restaurant « Faso Zeguen » ouvre ses portes le 1er juillet 2017. Bien plus que l’Attiéké, les clients peuvent consommer une diversité de mets à partir de 700 FCFA, dont du « riz au persil », une spécialité de la maison.

« Avec le chiffre d’affaire que je réalise, je vis tant bien que mal et j’arrive à me prendre totalement en charge et à payer les salaires de mes collaborateurs. J’emploie même d’autres personnes lorsqu’on a des marchés de pause-café. Maintenant, mon ambition est d’étendre mon activité un peu partout au Burkina », se réjoui l’étudiant-businessman.

Samira Ouédraogo, l’étudiante Business-woman a également multiplié divers petits boulots avant de lancer sa structure.

En sept mois d’existence, Samira Ouédraogo s’en sort bien avec Managtech Consulting.

Elle a d’abord échoué deux fois en voulant se frayer un chemin dans l’entrepreneuriat. « Avec des camarades, nous avions décidé de créer une entreprise de décoration avec le pagne tissé. Ensuite, je fus encore intéressée par une idée formation sur l’entreprenariat avec mon groupe de travail. Mais, ce fut des échecs », raconte-t-elle.

Elle s’est finalement lancée « en solo » pour offrir des formations dans la gestion des ressources humaines, le droit du travail, le marketing-communication, la gestion d’entreprise, et encore bien d’autres domaines. Le cabinet-conseil « Managtech Consulting » est ainsi né et a pris ses quartiers à Karpaala

C’est après avoir suivi un module de cours intitulé « entreprenariat et innovation » que l’étudiante en master de management des ressources humaines a pris la ferme décision d’entreprendre.

Avec l’argent qu’elle a rassemblé en corrigeant des documents (administratifs, académiques et différents rapports) et le coup de pouce financier de ses parents, Samira Ouédraogo a créé son entreprise.

Et en sept mois d’existence, Managtech Consulting vole bien

⇒⇒⇒Lire aussi : Lavage des engins : y a l’argent dedans !

Valentin Kaboré

 

 

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3 réflexion sur “« Je suis mon propre boss », le label qui réussit à la jeunesse estudiantine

  1. Le fait de s’essayer deja est une bonne chose mais est ce que c’est pas mieux d’unir les forces avec d’autres jeunes vue que les moyens ont tjrs fait defaut

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