Situation sécuritaire au Burkina Faso: Blaise Compaoré aurait émis l’idée d’aider Roch Kaboré contre le terrorisme

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L’information n’est pas confirmée par le gouvernement burkinabé mais elle relance une nouvelle fois, la question du rôle de Blaise Compaoré dans l’insécurité au Burkina Faso depuis les quatre dernières années.
Dans un article paru ce lundi sur son site, le magazine Jeune Afrique fait écho d’une lettre que le président Roch Marc Christian Kaboré aurait reçue de la part de Blaise Compaoré. « Nous ne savons pas d’où vous tenez cette information, mais je peux vous confirmer qu’elle n’est pas officielle. Du reste le président ne l’a évoqué avec aucun membre du gouvernement. » C’est en résumé ce que nous a confié un membre de l’exécutif proche du président du Faso. En somme, le chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré a reçu en audience le ministre de la défense de la Cote d’Ivoire Hamed Bakayoko porteur d’un message du président Alassane Ouattara. Au terme de cette rencontre, l’émissaire a annoncé que le contenu du message était confidentiel. De sources concordantes, lors de l’investiture de Macky Sall à Dakar, Alassane Ouattara a annoncé à Roch Marc Christian Kaboré l’intention de Blaise Compaoré à regagner le Burkina Faso.
« Qu’il le fasse alors à travers un courrier officiel « , aurait suggéré le président burkinabè. Ahmed Bakayoko a-t-il officiellement remis ledit courrier ?

Une probabilité selon certaines indiscrétions. Il est donc plus question de tractation pour un retour de Blaise Compaoré au Burkina Faso que d’une main tendue de l’ancien chef de l’Etat dans la lutte contre le terrorisme.

Dans un entretien accordé en février dernier à la DW, le président Kaboré a évoqué des liens supposés entre Blaise Compaoré, les terroristes et la recrudescence des attaques depuis son investiture.

Au sujet du retour de Compaoré au Faso, il avait avoué ne pas y être opposé si l’ancien chef de l’Etat accepte de répondre à certains nombres d’accusations devant les juridictions compétentes.

Joint au téléphone, le président de la CODER, la coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale, Ablassé Ouédraogo, l’ancien ministre des affaires étrangères sous l’ère Compaoré, a affirmé ne pas vouloir se prononcer sur une lettre dont le contenu est pour l’instant méconnu de tous sauf son destinataire.

Source : Deutsche Welle

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