Sahel : des centaines d’écoles fermées en 2017

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Les exactions perpétrées par des groupes armés ont entrainé la fermeture de plusieurs centaines d’établissements scolaires au Burkina, selon le rapport de l’ONG Amnesty international, rendu public ce jeudi.

« Les kogleweogo, milices d’autodéfense constituées principalement de fermiers et d’éleveurs, ont cette année encore commis des atteintes aux droits humains, telles que des passages à tabac et des enlèvements, bien que le ministre de la Justice se soit engagé en décembre 2016 à réguler leurs activités.

Des représentants du ministère de la Justice ont affirmé que des membres de ces milices avaient battu un homme à mort dans la ville de Tapoa, en janvier, à la suite d’un vol présumé de poulet. En mai, six personnes, dont quatre membres de kogleweogo, ont trouvé la mort dans des affrontements entre des habitants et ces milices à Goundi. Le même mois, le gouverneur régional a interdit les « groupes d’autodéfense » dans les provinces du Boulkiemdé et du Sanguié.

Selon certaines informations, des procès auraient été reportés à la suite de manifestations de kogleweogo cherchant à empêcher que leurs membres soient traduits en justice à Fada N’Gourma et à Koupéla.

Des groupes armés ont mené des attaques près des frontières malienne et nigérienne, tuant des dizaines de civils. Ils s’en sont pris également à des policiers et des militaires. Plusieurs attaques dans la région du Sahel ont conduit des représentants de l’État à quitter temporairement cette région.

Fin janvier, des hommes armés se sont rendus dans plusieurs écoles du nord du pays et ont menacé les professeurs de les forcer à appliquer l’enseignement islamique. Par la suite, des centaines d’écoles ont fermé leurs portes, notamment dans les provinces du Soum, de l’Oudalan et du Loroum.

Le groupe Ansaroul Islam a revendiqué les attaques menées contre des postes de police à Baraoulé et à Tongomaël les 27 et 28 février.

Le 3 mars, un groupe armé a tué le directeur d’une école et un habitant de Kourfayel, un village de la province du Soum.

En août, au moins 19 personnes ont été tuées et plus de 22 autres blessées dans l’attaque d’un restaurant à Ouagadougou. Cet attentat n’a pas été revendiqué.

À deux reprises, en septembre et en novembre, des groupes armés ont mené des attaques dans le Soum, tuant au moins neuf personnes ».

Extrait rapport.

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