Réforme des rémunérations : Roch, l’aveu d’impuissance ?

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Ce fut l’une des premières actions de son mandat. Résoudre les problématiques des magistrats alors engagé dans une lutte illimitée. Deux ans après, Roch Marc Christian Kaboré reconnait qu’il a eu tort. « Il importe de mettre fin à la méthode qui consiste à régler les revendications de travailleurs au cas par cas », a-t-il reconnu, lors de son discours à la Nation le 31 décembre 2017. Le président burkinabè admet ainsi qu’il n’a pas employé la bonne solution pour répondre aux revendications, d’abord des magistrats, et ensuite, des financiers, des travailleurs des médias publics, des agents du ministère des affaires étrangères…qui s’en ont suivi. Une série de grèves perlées ont ainsi jalonné ses deux premières années de mandat à la suite du cordon de la bourse délié aux juges. « Cette approche a eu entre autre pour conséquence d’entrainer des distorsions énormes de traitements qui doivent être corrigées », a-t-il ajouté. Roch soutient que la fonction publique du Burkina Faso est dans l’impasse, suite à cette approche sectorielle adoptée jusque-là, une situation qui entrave les capacités d’investissement du pays. Alors, il propose une nouvelle solution, une remise à plat du système de rémunération. Mais déjà, les partenaires sociaux trouvent que son langage sonne faux et lui renvoient la balle. La révision des salaires doit commencer par lui.

Mouni N’Golo

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2 réflexion sur “Réforme des rémunérations : Roch, l’aveu d’impuissance ?

  1. s’il faut tout revoir alors revoyons tout en commençant par le salaire des magistrats,l’histoire des fonds communs dans les finances et tas davantages des députés et autres institutions de l’Etat.

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