Ouaga-Bobo : « Les magiciens » dans les stades

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Présent à Ouagadougou dans le cadre de sa tournée pour la célébration des 20 ans de carrière musicale, le groupe Magic System s’est entretenu avec la presse ce jeudi 7 décembre 2017 sur les évènements du 9 et 11 décembre au stade municipal de Ouaga et Lamizana de Bobo-Dioulasso.

L’étape du Burkina est cruciale à en croire le groupe pour plusieurs raisons. C’est le pays d’origine du lead vocal, Asalfo. C’est aussi là qu’il faisait leur premier concert international,  il y a 12 ans. A cet effet, les « gaous magiciens » promettent un concert exceptionnel à la population des deux grandes villes du pays, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

« Nous mettons un accent particulier sur l’étape du Burkina Faso parce que je l’ai toujours dit, la Côte d’Ivoire est mon pays natal mais le Burkina est la terre d’origine de mes parents et pour moi par ricochet, donc j’ai un attachement particulier », explique le lead vocal.

Avec 10 albums et 150 titres, ils annoncent un concert tout en live et inoubliable. « On revient avec une expérience, 10 albums et 150 titres. On ne pourra pas les chanter tous mais on essayera  de toucher toutes les générations, tous les nostalgiques depuis 1er gaou », a-t-il promis.

Les artistes burkinabè Alif Naba, Bil Aka Kora et bien d’autres seront de la partie.

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De droite à gauche, Bil Aka Kora et Alif Naba présents à la conférence de presse de Magic System

Le secret qui maintient le groupe soudé

 

Des valeurs de persévérance, d’amitié, de fraternité, de respect  maintiennent ces 4 jeunes issus d’un quartier populaire d’Abidjan et qui partagent la passion de la musique.
Asalfo au micro
Asalfo au micro

« Même à deux, je prends l’exemple d’un couple, ce n’est pas facile, à 4 c’est encore plus difficile…surtout quand le succès rentre, c’est difficile de garder certaines valeurs. Mais la  chance que nous avons, c’est que nous sommes partis du même quartier, Anoumabo. Notre quartier a été  notre fierté et j’ai eu la chance d’être le chanteur du groupe et en même temps le grand frère (…). Donc j’ai géré le groupe en tant que grand frère », explique le « koro ».

 

Et ce n’est pas Manadja, l’un des membres du groupe qui dira le contraire et comme pour prouver le respect dû à leur aîné, il se met debout pour parler de lui : « C’est grâce à lui qu’on est resté 20 ans ensemble. En Afrique dans un groupe quand il y a un leader,  il y a toujours des gens pour séparer ce groupe. Il (Asalfo) a eu des propositions mais il a refusé et il est resté avec nous parce qu’il nous aime ».

Asalfo, un leader et non un chef

Salif Traoré, son nom à l’état civil, se positionne comme un leader et non un chef car, dit-il, «il y a une nette différente entre le chef, le patron et le leader. Le chef, le patron, c’est celui qui donne des ordres pour qu’ils soient exécutés, le leader est celui qui par sa mission essaie de fédérer autour de lui, de se mettre au service d’un groupe pour pouvoir évoluer ensemble. Moi je crois que j’ai trois petits frères, quand la fraternité est forte elle peut passer tout ce qui peut être aux alentours ».

Enfin Magic System, une famille

« Je ne peux pas vous dire cependant que pendant 20 ans, il n’y a pas eu de querelles, de bagarres, mais, on s’est toujours retrouvé pour gérer ça en fraternité et le groupe a su être une autre famille en dehors de nos 4 familles d’origine et je suis fier…J’espère que ça puisse servir à des groupes ».

En rappel, le groupe sillonnera 20 pays d’Afrique et chaque concert est précédé d’une conférence sur les changements climatiques afin de sensibiliser les jeunes. Le Burkina Faso est le 6e à les accueillir.

Revelyn SOME

Burkina 24

 

 

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