Mouvement des gilets jaunes en France : « Aucune nation n’a le monopole de la violence »

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L’on a coutume de voir ou d’entendre sur les medias internationaux, l’Afrique présentée comme une jungle habitée par des « sous-hommes » : Famine, crises tribales, guerres de successions, maladies  … tel est le tableau sombre dépeint  chaque jour par les medias internationaux. A longueur de journées, ces médias surtout français tels que France 24 et RFI ont le malin plaisir de faire des duplex, des émissions spéciales et autres directs pour matraquer leurs téléspectateurs et auditeurs, d’informations mettant à nu la face hideuse de l’Afrique. L’Afrique qui souffre et qui tente de trouver ses repaires dans une politique mondiale contraignante et fortement capitaliste. A entendre ou à les écouter de fois ces médias internationaux, on ne peut s’empêcher de penser  que cela les amuse. L’Afrique qui a mal et certains s’en délectent !

Le mouvement des gilets jaunes au Pays de Gaule, nous laisse pantois et cela nous suscite des interrogations bien évidemment. Comment la France démocratique, la France des grands hommes, la France donneur de leçons aux pays africains est-elle arrivée à là ? Le monopole de la violence appartient-il à un peuple ? Les crises sociopolitiques sont-elles la marque déposée des pays africains seulement ?

A suivre de prêt ces événements en France, on est tenté de répondre par la négative à ces deux dernières interrogations.

Casses et saccages, violents affrontements, et même perdes en vies humaines : Voici le triste bilan que l’on peut dresser du mouvement des gilets jaunes en France pendant plusieurs jours maintenant. Et pourtant nos chers médias n’en parlent pas trop comme ils le font pour les crises en Afrique. On a l’impression qu’ils caressent souvent le sujet !

On le sait, la crise est tellement profonde que des reformes superficielles ne pourront y mettre un terme. Le peuple français crie sa misère et exige du gouvernement français des reformes radicales.

Peut-on faire des rapprochements entre la crise française et certaines africaines ? Quelle différence entre ce mouvement des gilets jaunes et le soulèvement populaire des 30 et 31 octobre 2014 au Burkina Faso ?

Ce que l’on peut retenir, c’est que le premier peuple  (France) s’est soulevé contre un système économique pour réclamer la suppression de certaines taxes qui écrasent le citoyen moyen français et le force à sucer la misère. Le second (Burkina) s’est révolté contre la modification de l’article 37 et pour un mieux être au Faso. Le peuple burkinabè s’est donc révolté contre un système politico-économique.

Au regard de ce qui précède, nous pouvons en déduire qu’aucun peuple n’a le monopole de la violence. Ce sont plutôt les systèmes politiques, économiques et sociaux qui contraignent très souvent les peuples à vomir leurs dirigeants de la pire des manières. Et si par le dialogue la résolution n’est pas possible, la violence est la légitime et dernière arme pour faire entendre les dirigeants. Nous ne le souhaitons pas mais si Emmanuel Macron n’y prend garde, le printemps occidental commencera là-bas en France. Et qui sait, peut être que le Burkina recevra d’anciens hommes forts français comme  exilés politiques. Wait and see !

Vive le peuple français ! vive les peuples africains !

A bas les systèmes et dirigeants qui ballonnent leurs peuples !

La rédaction

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