Mobilisation des enseignants Bobo : La coordination régionale satisfaite

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Après avoir ignoré les salles de classe pendant 72 heures, les enseignants, à travers la coordination régionale des syndicats de l’éducation des Hauts-Bassins ont dressé le bilan de leur mouvement, le jeudi 11 janvier 2018 à la bourse de travail de Bobo-Dioulasso. Ce faisant, ils aussi réagi aux propos du Premier ministre Paul Kaba Thiéba tenus lors de sa conférence de presse la veille.

La coordination régionale des syndicats de l’éducation des Hauts-Bassins s’est déclarée satisfaite de la mobilisation dans la région lors du débrayage de 72H observé du 09 au 11 janvier 2018. « Les enseignants sont sortis massivement manifester leur mécontentement. Les échos qui nous parviennent de la mobilisation dans les autres régions nous réconfortent également », s’est réjoui Joachin Traoré, membre de la coordination.

Revenant sur les propos tenu par le chef de l’exécutif burkinabè, la veille, mercredi 10 janvier, M. Traoré y a vu une volonté de monter les populations contre les enseignants. L’incidence financière de leurs revendications serait évaluée à près de 50 milliards de FCFA par an selon le Premier ministre.

« C’est vrai que 50 milliards de CFA, c’est beaucoup, mais il n’y a pas de prix pour l’éducation », Joachim Traoré.

« C’est vrai que 50 milliards de CFA, c’est beaucoup, mais il n’y a pas de prix pour l’éducation », a-t-il  laissé entendre. Si, comme l’a souligné Paul Kaba Thiéba, son gouvernement entend œuvrer pour que l’éducation soit la pierre angulaire du développement,  Joachim Traoré a indiqué que c’est l’occasion de le prouver, car, de son avis, le développement rime avec éducation.

« Par quelle voie veulent-ils passer pour développer le pays sans l’éducation », s’est-il interrogé. Par ailleurs, le syndicaliste s’est étonné que le chef du gouvernement insiste sur la pauvreté du pays, omettant que la presse révèle fréquemment des détournements de deniers publics.   « Ils ne peuvent pas mettre en avant la pauvreté du pays pour ne pas satisfaire notre plateforme revendicative. L’éducation ne se marchande pas », a-t-il tranché, assurant qu’ils ne lâcheront prise qu’avec la satisfaction de leur.

Yasmine TRAORE

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