Mise à plat des salaires des agents publics : « Même le président du Faso est concerné » Premier ministre

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Ce mardi 12 juin 2018 s’est ouvert la conférence des forces vives de la nation sur la rationalisation du système de rémunération des agents publics de l’État. À la veille d’un tel événement, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, dans une déclaration, s’est adressé à l’ensemble du peuple burkinabè, le lundi 11 juin 2018 à Ouagadougou.

Dans son discours de fin d’année (31 décembre 2017), le président du Faso, Roch Kaboré, avait marqué sa volonté de trouver une solution aux multiples revendications sociales à travers la mise à plat du système de rémunération. Sur cette base, le Premier ministre Paul Kaba Thiéba avait ouvert, le 28 février 2018, la conférence sur les conditions de rémunération des agents publics de l’Etat. « A l’issue de cette conférence, le secrétariat technique, qui a été mis en place, a reçu des contributions enrichissantes des différentes composantes pour la centralisation et l’exploitation », a indiqué le locataire de Koulouba.

Refonder le contrat social

Un processus qui a abouti à l’élaboration d’un document consensuel de base. Lequel servira de base pour les travaux de la conférence des forces vives de la nation sur la rationalisation du système de rémunération des agents publics de l’Etat. Pour le chef du gouvernement, l’objectif recherché est d’aboutir à une refondation du contrat social avec le travailleur de la Fonction publique.

« Une refondation fondée sur les principes d’équité, de soutenabilité budgétaire et de solidarité nationale », a souligné Paul Kaba Thiéba. Cette rencontre des forces vives vise aussi la maîtrise de la masse salariale en cohérence avec les objectifs d’investissement dans le cadre du PNDES (Plan national de développement économique et social).

À travers cette tribune, le premier des ministres a invité l’ensemble des forces vives de la nation à une participation active aux travaux, pour l’élaboration de ce nouveau contrat social et pour l’avenir de la Fonction publique. Après sa déclaration, le Premier ministre a répondu à quelques préoccupations des journalistes qui se sont focalisées sur la non-participation de plusieurs syndicats à cette conférence, notamment la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B).

Le Premier ministre a rappelé que la politique de son gouvernement est fondée sur le dialogue social. Il trouve donc dommage que des syndicats refusent de venir autour de la table pour discuter de cette question précise, en l’occurrence la CGT-B, qui est l’une des six centrales syndicales que compte le pays des Hommes intègres.

La rémunération du président du Faso sur la table

« Si nous avons cinq centrales syndicales qui viennent et qu’il y a une seule qui ne vient pas, c’est dommage. J’aurais aimé que les six centrales soient là et que chacune contribue (…) à ce débat qui engage la vie de notre Fonction publique », a-t-il confié. Il dit ne pas comprendre leur motivation, mais affirme être prêt à échanger avec eux sur la répartition de la richesse nationale.

À l’en croire, la porte reste toujours ouverte et ces syndicats pourront les rejoindre lorsqu’ils changeront de point de vue. Pour ce qui est des personnes qui seront concernées par cette refondation, Paul Kaba Thiéba est clair : personne ne va y échapper. « Les conditions de rémunération du président du Faso, du Premier ministre, des ministres… seront versées au dossier, il n’y a rien à cacher », a-t-il martelé.

Actualité oblige, « l’opération caisses vides » décrétée du 11 au 18 juin 2018 par le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a plané comme une ombre à la fin de cette phase de questions-réponses. Le chef du gouvernement, brandissant la plateforme revendicative, dit avoir été déçu lorsqu’il en a consulté le contenu.

« Aucun élément dans cette plateforme ne peut justifier un mouvement social », a-t-il lancé. Relisant point par point les revendications, il a laissé entendre qu’aucun élément objectif ne peut pousser le syndicat en question à agir ainsi pendant que le gouvernement fait des efforts pour la mise en œuvre de la Fonction publique hospitalière. Selon lui, cette grève n’avait pas sa raison d’être ; il l’a donc taxée d’illégale.

Source: lefaso.net

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