Liberté provisoire Djibrill Bassolé : « c’était une façon de le soustraire à la justice », MPP

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Ce jeudi 8 février 2018, le président par intérim du MPP s’est appesanti sur le procès du putsch, notamment sur le dossier du dernier ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, programmé à la fin du mois. 

« Il y’a qui font des mains et des pieds pour que le procès n’ait pas lieu. On est dans une savane, ça se sait. Il y’a des gens qui, depuis que le procès semble s’annoncer et la procédure s’accélérer, ont tenté de faire des blocages et du dilatoire pour le retarder. La justice a été lente, mais il fallait prendre tout le temps pour ne pas bâcler le dossier (…).

Personne n’aurait compris le motif [de la liberté provisoire de Djibrill Bassolé]. On nous avait dit que c’est pour cause de maladie. Pourtant depuis qu’il (Djiril Bassolé, ndlr) est en résidence surveillée, il reçoit des gens. Jamais, on n’a appris qu’il était couché. Ce qui veut dire qu’on avait raison. S’il était parti de l’autre côté [pour se faire soigner], ce n’est pas sûr qu’il reviendrait devant le juge. Le risque était grand. Il y’a des informations qui nous parvenaient et il y’avait un gros risque.

« C’est leur propre dessein qui les inquiète ».

Nous souhaitons que les acteurs et témoins puissent être là au moment du procès. Nous ne tenons pas à être responsables devant le peuple suite à une fuite éventuelle. Si c’est cela l’immixtion, je pense que c’est une bonne immixtion.

Cela nous rassure que le 27 février, il (M. Bassolé) pourra se présenter devant le juge. C’est une fuite en avant qui ne va pas empecher le droit d’être dit. S’il est acquitté, ça le sera. S’il est coupable, ca le sera aussi.

La NAFA (parti de Djibrill Bassolé) peut dire ce qu’elle veut, c’est de son droit. Ceux-là qui s’inquiètent peuvent vraiment s’inquiéter, parce que le procès aura lieu (…).

C’est leur propre dessein qui les inquiète. Puisqu’on sait que c’était une façon de se soustraire à la justice en faisant que l’autre (Djibrill Bassolé, ndlr) puisse sortir et ne plus revenir. C’est cela le fond de la question. Le reste est sans objet. Les objets seront là, ils vont plaider, tout le monde aura la parole. Il ne faut pas devancer l’iguane dans l’eau (…).

Dans un secteur périphérique de Ouagadougou, il y’a des gens à qui on a donné de l’argent pour qu’ils s’organisent en structures de revendications pour empêcher la tenue du procès. Et ces gens s’activent. Mais, il faut qu’ils sachent qu’on est au courant ».

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Recueillis par Ngassoun Débé

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