Liberté de la presse 2019 : Le Burkina Faso classé 36e sur 180 pays

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Reporters sans frontières a publié le classement mondial de la liberté de la presse 2019. Le Burkina Faso est 36e sur 180 pays. Une progression notable pour le pays des hommes intègres, qui occupait la 41e place en 2018.

Dans le tableau de classement mondial de la liberté de la presse 2019, l’association internationale Reporters sans frontières (RSF), en se basant sur les performances en matière de pluralisme, d’indépendance des médias, d’environnement et d’autocensure, de cadre légal, de transparence et de qualité des infrastructures soutenant la production de l’information, a classé le Burkina Faso à la 36e place sur 180 pays, avec un score de 24,53 sur 10. Une progression par rapport à 2018, malgré la situation sécuritaire précaire.

Sur le plan africain, les pays les mieux classés que le Burkina sont la Namibie (23e place), le Cap-Vert (25e) et le Ghana (27e). Avec son rang, le Burkina Faso devient le premier pays francophone d’Afrique en matière de liberté de la presse. Il est suivi du Sénégal (49e).

En Europe, la France occupe la 32e position. La Norvège conserve, pour la troisième année consécutive, sa place de première, tandis que la Finlande remonte à la deuxième place au détriment des Pays-Bas (4e).

Au titre des bonnes nouvelles sur le continent africain, l’Ethiopie (110e) et la Gambie (92e) ont enregistré une progression significative. Le changement de régime en Ethiopie a favorisé la libération de plusieurs journalistes, et l’alternance politique en Gambie a permis au pays d’afficher un meilleur score en matière de liberté de la presse.

Cela montre à quel point les alternances politiques peuvent radicalement changer l’environnement de travail des journalistes et de quelle façon l’écosystème politique d’un Etat influence directement la situation de la liberté de la presse. Le dernier pays de ce classement est le Turkménistan, qui est devancé par la Corée du Nord, l’Erythrée, la Chine, le Vietnam et la Syrie.

Pour RSF, l’édition 2019 du classement mondial de la liberté de la presse montre que la haine des journalistes a dégénéré en violence, ce qui a favorisé une montée de la peur. Le nombre de pays considérés comme sûrs, où les journalistes peuvent exercer leur métier en toute sécurité, continue de se réduire, tandis que les régimes autoritaires renforcent leur emprise sur les médias.

Au nombre des difficultés vécues par les journalistes figurent les menaces, les insultes, les agressions et les conditions de vie précaire. Il y a aussi les procédures engagées contre les journalistes d’investigation, les menaces de peines d’emprisonnement et les intimidations multiformes visant des journalistes, dès lors que leur travail lève le voile sur des pratiques ou des affaires véreuses.

Source: Lefaso.net

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