Lettre ouverte à Monsieur le Premier ministre : Quand la candidate absente est admise, du mouta mouta…

Partagez !

Ceci est une lettre ouverte que nous avons reçue et qui dénonce l’organisation d’un test de recrutement d’une assistante administrative pour le compte du Programme de développement des exploitations pastorales du Sahel.
Votre honneur,

Il ne sied pas à tout citoyen de se mettre à table avec stylo et feuille pour accoucher de ce torchon qui à coup sûr pourrait, vous et certains de vos collaborateurs directs, mettre mal à l’aise comme une poule déplumée.
Pendant que vous peignez une situation plus ou moins rose de l’avancée du pays par votre discours long (il y a des députés qui dormaient) et des réponses plus ambigües que précises, certains de vos collaborateurs vous posent des peaux de banane, et pas des moindres, pour lesquelles il vous faut beaucoup de toupet pour faire un balayage propre, au sens propre comme au figuré, parce qu’il y va de la crédibilité des tests que l’on organise chaque année ici au Burkina Faso. Si rien n’est fait, l’adage qui dit que «les tonneaux vides font plus de bruits» se confirmerait. Rien de choquant que des candidats ne réussissent pas à un test, quand on considère le nombre de postes à pourvoir et le nombre de candidats postulants, mais que des candidats absents de la salle le jour même de l’entretien soient admis, je dis bien déclarer admis à l’issue de l’épreuve d’entretien oral, cela sort d’une prouesse que les membres du jury devraient expliquer en français simple pour le commun des mortels.

En effet, il y a quelques mois de cela, le Secrétaire général du ministère des Ressources animales et halieutiques était à la recherche d’une assistante administrative pour le compte du Programme de développement des exploitations pastorales du Sahel (PDPS) Burkina Faso. Des dossiers ont été reçus et à l’issue de la présélection, cinq candidates ont été retenues pour l’entretien qui a eu lieu le 5 mars 2018. Sur les cinq candidates retenues, quatre ont effectivement pris part à l’entretien oral et la cinquième candidate a été déclarée absente ce jour 5 mars 2018, au grand étonnement d’un membre du jury qui passait son temps à demander après cette candidate.
De la date de l’entretien, 5 mars 2018, les résultats viennent d’être affichés au ministère des Ressources animales et halieutiques au cours de cette semaine. Au grand étonnement des quatre candidates ayant participé à l’entretien oral, c’est la candidate absente qui a ses nom et prénom qui trônent comme candidate admise à l’issue de l’épreuve d’entretien oral.
Comment peut-on expliquer qu’une candidate absente soit déclarée admise pour un entretien qu’elle n’a pas eu à faire avec les autres candidates?

Est-il permis de recevoir une candidate hors de la plage convenue?

Est-ce que pour des raisons de santé, un postulant peut demander le report de son entretien?

Est-ce des membres de jury peuvent expliquer un tel résultat?
Comment les partenaires financiers peuvent-ils continuer à injecter des ressources pour des situations de favoritisme?
Comment peut-on expliquer cette situation de favoritisme?
Monsieur le Premier ministre, si le résultat de ce test n’est pas purement et simplement annulé, ce sera bonjour les dégâts dans le sens de la continuité, car il vous suffira d’être parent proche d’un GRAND et TOUT VOUS TOMBE DU CIEL.
Monsieur le Premier ministre, si les membres de ce dit jury ne sont pas sanctionnés à la hauteur des faits avérés, il n’y aura pas de leçons à en tirer puisque la récidive ne tardera pas. Donc il faut une bonne sanction par exemple blacklister ces membres indélicats car dit-on «Qui a bu, boira».

A la limite, il ne serait pas superflu d’ouvrir une enquêt
e pour savoir comment on a abouti à une telle situation surtout que cela est une grosse maladresse des membres du jury qui n’ont pas su que les quatre candidates suivaient de très près l’issue de l’épreuve et qu’en outre, «autres temps, autres mœurs». Il faut vraiment que cela change et tout de suite afin que nous ayons les mêmes droits en matière d’obtention de travail.
Monsieur le Premier ministre, c’est vrai qu’il faut beaucoup de courage pour nettoyer une écurie nauséabonde, mais il faut davantage d’audace pour y aboutir car le plus rien ne sera comme avant se doit d’être perceptible, audible dans toutes vos actions quotidiennes à moins de vouloir toujours lever le lièvre et ne pas l’abattre comme il se doit.

Monsieur le Premier ministre, il vous faut prendre vos responsabilités en annulant ce test d’une part et en entendant les membres du jury d’autre part extensible à Monsieur le Secrétaire général voire à Monsieur le ministre des Ressources animales et halieutiques. Comme ce n’est plus un secret, il faut que les sanctions soient officielles pour faire tâche d’huile avec pour conséquence immédiate de décourager les éventuels adeptes de ces coup fourrés, «tapeurs dos», comme diraient les gens de la Lagune.

KOUAMA Théodore
Sociologue

Tu pourrais aussi aimer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *