Journée mondiale de la liberté de presse: « Beaucoup d’organes de presses ne payent pas leurs agents, les exposant ainsi à la misère et la corruption » Rodrigue Guel

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Le Journalisme au Burkina: Un métier noble, passionnant que de nombreux élèves et étudiants rêvent d’exercer dans le futur;
Un métier qui demande beaucoup d’effort mais qui ne récompense jamais les efforts;
Un métier que je dirai ingrat ou le mot merci est une denrée rare.
Dans ce métier, on peut avoir facilement mille amis qui peuvent t’importuner toute une journée parce qu’ils ont besoin de tes services et lorsque tu le leur offre, ils te jettent automatiquement dans les oubliettes et tu ne verras même pas un d’entre eux quand c’est toi qui auras besoin d’eux. Que c’est méchant !!!
Le journalisme, c’est le travail, c’est la rigueur, c’est la passion, et c’est le gout du risque.
Aller à la recherche de l’information pour ses lecteurs, ses auditeurs, ses téléspectateurs ; c’est son devoir. Et le journaliste est engagé et déterminé pour cela peu importe les conditions (le soleil, la pluie, le vent), le danger (les attaques terroristes), sans aucun moyen de protection (les gilets par balle, les casques…)
Un métier qui paye en monnaie de singe ceux qui l’exercent. Dans un langage populaire, on dit qu’on ne travaille pas pour devenir mouton mais plutôt pour payer mouton. Mais c’est tout le contraire qui est constaté chez les griots des temps modernes.
Pour calmer leur aigreur et continuer de les maintenir dans cette condition de précarité, on leur a donné un pouvoir vide et sans aucun avantage : « le quatrième pouvoir »

Un titre qu’on aime lamentablement exhiber souvent pour rien. C’est en fait un pouvoir sans autorité.  Les organes de presses pullulent au Burkina comme de petits pains. J’ai entendu dire que c’est le signe d’une bonne démocratie, bon……
C’est triste mais il faut qu’on en parle. Beaucoup d’organes de presses ne payent pas leurs agents, les exposant ainsi à la misère et la corruption. Ces derniers sont obligés de vivre sur l’espoir du terrain. Ceux qui parviennent à honorer le salaire n’ont malheureusement pas déclaré les employés à la caisse ou ne sont pas à jour de la cotisation. Pas la peine de parler de la convention collective qui semble même dépassé, de l’assurance maladie, d’indemnités de risques, et des heures supplémentaires et j’en oublie.
Les organes de presses sont les seules entreprises du pays ou on entend chaque année du premier janvier au trente et un décembre que les caisses sont vides quand bien même 80% des reportages jours sont facturés.
Le journalisme est un métier de non-sentiment.

Doumadiye Rodrigue Guel

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