Gouvernance de Bala Sakandé : « Il est venu renforcer le mouta-mouta», Michel Ouédraogo

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Député à l’Assemblée nationale, Michel Ouédraogo s’est exprimé sur la gestion du président de l’Assemblée nationale (PAN), Alassane Bala Sakandé, en 4 mois d’exercice, au cours d’une conférence de presse du Groupe parlementaire CDP, ce mardi 16 janvier.

«Ce n’est pas facile d’imprimer une gouvernance, il faut souvent avoir la capacité, la qualité et la compétence. Ce n’est pas aussi aisé que ça. Dans un premier temps, il a voulu faire du Salifou Diallo sans Salifou Diallo. Il s’est vite ravisé que ce n’étaient pas les mêmes étoffes.

C’est  vrai que quand on est une autorité et que parfois, il se pose des questions nationales, il faut avoir la force et la carrure. Ne monte pas au créneau qui veut, mais qui peut.

Lorsqu’on s’attaque au mouvement syndical, par des propos forts et virulents, il faut en avoir la capacité. Il ne faut pas sortir faire des déclarations et s’aviser après que nous sommes partis trop loin et que la langue a fourché.

« Si le PAN veut prendre, il faut qu’il tape fort, mais faire du Salifou Diallo à la place de Salifou Diallo, c’est mal parti », Michel Ouédraogo.

Aujourd’hui, c’est difficile pour le PAN d’imprimer lui-même sa propre personnalité à la gestion du parlement, parce qu’il a un référentiel. Lorsque vous n’atteignez pas le référentiel, ça pose problème, ça crée une cacophonie.

Quand vous regardez comment est structuré le parti au pouvoir, ils étaient sur trois jambes. Lorsqu’une jambe est partie, ils se disent qu’il y a une place à prendre. Tout le monde au sein du parti veut la prendre.

Si le PAN veut prendre, il faut qu’il tape fort, mais faire du Salifou Diallo à la place de Salifou DFiallo, c’est mal parti.

Pourtant le contexte dans lequel il est arrivé devait lui permettre de réfléchir à comment gouverner. LA gouvernance consensuelle qu’il a voulu continuer est une bonne chose

En ce qui concerne ses sorties, il mène la bataille de l’opinion, des militants pour prendre la place de Salifou

Il est venu renforcer le mouta-mouta à l’Assemblée nationale. (…) Ce ne sont pas des sorties, des promesses que le Burkina a besoin aujourd’hui. Nous sommes en 2018, la campagne c’est en 2020. Mais, ils sont déjà en 2020.

Soyons sereins, ils cherchent à se positionner. Le pouvoir en place n’a pas d’assises. Donc, il n’y a pas une gouvernance Sakandé à l’Assemblée nationale ».

Propos recueillis par Ngassoun Débé

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Ph: illustration

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