FESTIMA : Focus sur les masques Bwa, une richesse culturelle du Bankuy

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Le Festival des Masques de Dédougou (FESTIMA) bat son plein dans la cité de Bankuy.

Débuté le 24 février pour prendre fin le 3 mars prochain, il vise à promouvoir la culture du masque. Une diversité de masque est présente pour ce festival, dont, évidemment les masques bwa. Focus !

Dans la communauté bwaba il y a deux sortes de masques. Les masques faits de feuilles et ceux qui sont constitués de fibres.

« Le masque est un produit de la nature. C’est un symbole. Il s’est révélé dans une période très reculée à un membre de la famille. C’est dans la brousse qu’il est apparu et l’ancêtre l’a amené au village », soutient Laurent Tomwésa Kondé le chef du Do (chef des masques) de Dédougou.

Laurent Tomwésa Kondé le chef du Do: le masque est un produit de la nature

 

Par la suite dans la société traditionnelle, le masque s’est révélé comme régulateur de l’harmonie sociale. Selon les dépositaires de cette tradition, le masque transmet le message des ancêtres aux vivants et vice versa.

« Il est le garant du bien-être de la population. Il éloigne les maladies, donne la fécondité, la pluie et assure aux hommes les bonnes récoltes », explique Laurent Tomwésa Kondé.

Dans la communauté bwaba le masque ne sort pas au hasard d’après les explications de M. Kondé.

« En dehors des rites coutumiers, les masques en feuille  sortent en fin de saison remercier dieu et les ancêtres pour la bonne récolte. Les masques en fibre sortent en début de saison pour demander la santé et la pluie. Lors des funérailles l’un ou l’autre peut sortir mais ils ne doivent pas se croiser », détaille le chef de Do.

Les deux types de masques étant présents au FESTIMA, il a fallu trouver une parade à leur éventuelle rencontre. La prestation des masques en fibres est programmée dans la matinée et celle en feuille sort dans l’après-midi.

«  Une fois le masque habillé, il parle plus, personne ne peut le toucher sauf les forgerons et les griots. On ne doit même pas appeler son nom propre. Il devient Masque tout court », telles sont entre autres interdits du masque Bwa exposés par le chef du DO.

Le masque garde toujours tout son symbolisme dans la société si l’on en croit le responsable coutumier.

Un masque en fibres

« Pendant le FESTIMA la ville vie! Les gens font semblant comme s’ils n’aiment pas les masques. Mais une fois que le masque sort il y a plein d’attroupement aux alentours. Donc le mythe existe toujours » analyse-t-il.

Mais l’une des grandes préoccupations pour la pérennité de cette composante de la culture Bwamou, c’est la disparition progressive de certains arbres exploités pour l’habillage des masques en feuille.

Il y va de l’authenticité de ce patrimoine culturel.

Firdaoch Yambyél-bénéwendé

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