Côte d’Ivoire: Le président Ouattara amnistie 800 détenus dont l’ex-première dame Simone Gbagbo

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Dans son adresse à la Nation Alassane Ouattara  a, entre autre, annoncé l’amnistie de 800 personnes poursuivies dans le cadre de la crise post-electorale dont Simone Ehivet Gbagbo, Lida Kouassi Moise, Assoa Adou  et Soul To Soul comme relevé par KOACI.
Cette annonce qui intervient après l’émission d’un premier rapport de la communauté internationale (rapport Union européenne, ndlr) qui pointe une dérive autoritaire du pouvoir (voir article), fait suite à l’« Ordonnance portant amnistie de 800 personnes poursuivies infractions crise post électorale» prise ce jour en conseil des ministres.
A en croire le numéro un ivoirien, dans un premier temps 300 prisonniers seront mis en liberté totale parmi lesquels l’ex première dame Simone Gbagbo, les ex-ministres Lida Kouassi Moïse et Assoa Adou, Souleymane Kamagaté alias SoultoSoul.

« En raison de mon attachement à la paix et à la réconciliation vraie, j’ai procédé ce lundi 6 août 2018  à la signature d’une ordonnance portant amnistie  générale. Cette amnistie  bénéficiera à environ 800 de nos concitoyens poursuivis ou condamnés pour des évènements en lien avec la crise post-électorale de 2010. Je voudrais préciser que les 800 personnes concernées par cette amnistie, environ 500 sont déjà en liberté provisoire ou en exil et verront leur condamnation pénale effacée. Il sera mis fin aux poursuites à leur encontre. Il en sera de même pour les 300 autres personnes détenues qui seront libérées prochainement. Au nombre de celles-ci, figurent notamment, madame Simone Gbagbo, Lida Kouassi Moïse, Assoa Adou, Soulémane Kamagaté dit Soul to Soul », a précisé le chef de l’Etat qui s’exprimait dans le cadre du 58ème anniversaire d’indépendance du pays.

Le chef de l’état a précisé que cette mesure d’amnistie ne concernait pas une soixantaine de militaires et de membres de groupes armés ayant commis des crimes de sang.
Ouattara a également annoncé le réexamen de la composition de la commission électorale indépendante (CEI) dont la réforme  est exigée, en vue de la présidentielle de 2020, par l’opposition et la cour africaine des droits de l’homme.
«Je voudrais réaffirmer encore une fois que la composition actuelle de la CEI résulte d’un large consensus de tous les acteurs politiques ivoiriens de premier plan après la crise pos-télectorale. Cependant comme le recommande la cour africaine des droits de l’homme et des peuples, j’ai instruit le gouvernement à l’effet de réexaminer la composition de la CEI et je souhaite que les prochaines élections soient inclusives et sans violence» a-t-il indiqué au sujet de l’institution en charge des élections dénoncée comme étant un organe du parti au pouvoir par l’opposition.
Enfin, au sujet de ses ambitions pour 2020, le président ivoirien a une nouvelle fois maintenu le flou sur sa possible candidature et répété qu’il faudra, sans préciser si avant ou après la présidentielle, transférer le pouvoir à une nouvelle génération. « Tous ceux qui souhaitent être candidats à l’élection de 2020 pourront l’être conformément aux dispositions de la constitution de la IIIe République…Nous devons transférer le pouvoir à une nouvelle génération en 2020. N’ayons pas peur de passer le témoin » a conclu le président, avant tout parmi les principaux acteurs du jeu politique ivoirien qui n’a pas, sans nul doute, fini de nous surprendre en vue de 2020.
KOACI.COM

 

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