Burkina : la mise en garde de la police

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COMMUNIQUE UNAPOL

UNAPOL informe l’opinion publique nationale et internationale que depuis le mois de novembre 2017, suite aux mouvements d’humeur enclenchés dans différents services de police et sur instruction de son Excellence Monsieur le Président du Faso, une commission bipartite (gouvernement/UNAPOL) a été mise en place aux fins d’examiner la plate-forme revendicative minimale des policiers, notamment la question de la relecture de la loi régissant la Police Nationale qui est aujourd’hui en déphasage avec le temps.

Selon les instructions de son Excellence, les travaux devraient se dérouler sur une durée d’environ trois (03) semaines. Cela suppose que ces travaux devraient être clos en fin 2017.

Malheureusement, abusant de la patience et de la sagesse de l’UNAPOL, la partie gouvernementale a usé de manœuvres dilatoires qui ont conduit les travaux de la commission jusqu’à ce jour.

En rappel, par deux fois, une suspension unilatérale d’un mois à chaque occasion a été observée du fait d’un membre de la partie gouvernementale. Le même membre, ancien syndicaliste de son état, du fait de son égocentrisme s’érige systématiquement contre les propositions, même les plus réalistes portées par les syndicats. Cette attitude lui aurait valu d’être récusé par au moins deux syndicats lors de leurs négociations.

En dépit de tout cela et présumant par principe de la bonne foi d’une personnalité d’un aussi haut rang, UNAPOL l’a accepté comme membre de la commission, pour se rendre compte au fil des travaux que ce Monsieur a du mal à cacher son mépris pour la Police Nationale et les Policiers.

A la date du 09 mars 2018, la commission a pris unanimement la décision de s’accorder sur un communiqué qui consacrait les résultats obtenus dans les négociations en attendant la poursuite des travaux sur les points d’achoppement.

A la surprise générale des membres du syndicat, le jeudi 22 mars 2018, la partie gouvernementale opérait un revirement total, comme si le temps qu’il avait fait perdre ne suffisait pas.

C’est ainsi que dans un esprit de redevabilité, UNAPOL a fait le point à ses militants le samedi 24 mars 2018.

A l’occasion de la rencontre de restitution, UNAPOL a pu se rendre compte de l’impatience et du mécontentement de ses militants qui menacent de ne ménager aucune option pour faire entendre leur cause.

UNAPOL qui a toujours user de tact pour contenir ses militants risque de se retrouver à court d’argument, comme le couvercle qui est sur la marmite finit par tomber avec l’ébullition de l’eau tant que l’on n’éteint feu, lequel feu est constitué par les manœuvres dilatoires à la limite de l’acceptable.

Eu égard à l’état d’esprit général des troupes, UNAPOL voudrait mettre la partie gouvernementale face à ses responsabilités.

C’est pourquoi, UNAPOL prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale quant à l’entière responsabilité de la partie gouvernementale sur toute dégradation de l’atmosphère sécuritaire qui pourrait résulter des manigances de la partie gouvernementale.

Pour le Policier, UNAPOL ne lâche rien.

LE SECRÉTARIAT À LA COMMUNICATION ET AUX RELATIONS EXTÉRIEURES.

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