Burkina-Côte d’Ivoire: Deux pays, une même histoire, un même destin !

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La 7e conférence du Traité d’Amitié et de Coopération Ivoiro-burkinabè a lieu ce vendredi 27 juillet 2018 à Yamoussokro en République de Côte d’Ivoire. Avant cette conférence qui sera présidée par les deux chefs d’État (burkinabè et ivoirien) , il y a eu hier jeudi 26 juillet, un conseil des ministres conjoints entre les deux gouvernements co-présidé par Paul Kaba Thiéba premier ministre burkinabè et son homologue ivoirien, Amadou Gon Coulibaly. Des accords de partenariats seront  signés au cours de cette conférence. Un forum des hommes d’affaires ivoiro-burkinabè sera également au rendez-vous. Toute-chose, qui va contribuer à améliorer considérablement la qualité de leur relation. Gouvernement ivoirien et burkinabè célèbrent  ainsi l’amitié et l’intégration entre les deux peuples.

Pour rappel, c’est  le 29 juillet 2008 à Ouagadougou qu’à été signé le  Traité d’Amitié  et de Coopération  entre les deux pays sous la houlette des anciens présidents Blaise Compaoré et Laurent Gbagbo. On pourra saluer au passage le discernement de ces deux  anciens hommes d’État, qui ont eu la sagesse de mettre en œuvre une telle rencontre. Les peuples burkinabè et ivoiriens, ont depuis des siècles, des rapports étroits dans l’espace ouvert ouest-africain. Et si de tel cadre de rencontre n’existait pas, il fallait le créer.

Les présidents Laurent Gbagbo et Blaise Comparoré, initiateurs du Traité de Coopération et d’Amitié entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire

2008-2018 : le TAC a aujourd’hui dix (10) ans d’existence. Dix (10) ans au service du renforcement de  la coopération entre les deux pays et de l’intégration entre les peuples ivoiriens et burkinabè. Dix (10) ans d’histoire d’amour passionnée entre ces deux tourtereaux tout simplement.

Comme dans tout mariage, ou  il y a souvent des moments difficiles, il y a eu des périodes  de tensions entre ces peuples dans leur histoire d’amour. On se rappel encore,  au moment de la crise ivoirienne de 2010, les allogènes d’origine burkinabè avaient été la cible de certaines communautés. Il y a eu des assassinats, des exils des deux côtés … Il y a également les embrouilles diplomatiques et politiques entre les deux pays qui ont souvent entachées la relation des deux conjoints. Des personnalités burkinabè avaient été considérées comme complices dans la crise électorale ivoirienne de 2010. Tout récemment, c’est au tour d’autorités politiques ivoiriennes, d’être indexées par certaines personnes comme complices  dans l’exécution du  coup d’État manqué de septembre 2015 au Burkina.  Ces situations ont fait que les deux pays sont passés près du divorce.

 

Le président Rock Kaboré et son homologue ivoirien Allasane Dramane Ouattara au TAC 2018 à Yamoussokro en RCI

Mais heureusement, jusqu’à preuve de contraire, le divorce n’a jamais été consommé entre ces deux partenaires qui, semble -t-il, s’aiment trop pour se séparer. Oui ! Malgré tout, les deux pays continuent de cheminer  ensemble main dans la main sur le boulevard du développement mutuel.Il n’y a pas de divorce et il n’y aura pas de divorce. S’il y a un pays avec lequel le Burkina Faso a des liens forts, c’est bien la Côte d’Ivoire.

Les liens entre ces deux pays dépassent les considérations politiques et politiciennes ; cela va au-delà des intérêts égoïstes et cyniques de certaines personnes qui sèment très souvent mais sans succès, la graine de la haine entre les deux nations. Ce sont des liens séculaires d’histoire, de géographie et surtout  de peuples et de culture  qui lient ces deux pays. Pour les liens de géographie, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire partagent une frontière longue de 584 kilomètres.

La frontière entre le Burkina et la Côte d’Ivoire est longue de 584 km

L’histoire du Burkina Faso a été  à un moment donné intimement rattachée à celle de la Côte d’Ivoire. Par un décret du 5 septembre 1932, entré en vigueur le 1er janvier 1933, le colon avait procédé à la dislocation du territoire voltaïque et sa répartition entre le Mali, le Niger et la Côte d’Ivoire. Cette dernière colonie s’en tira avec le plus gros lot, 56% du territoire, comprenant : Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Kaya, Tenkodogo, Koudougou, Gaoua et Batié. L’administration française, de 1933 à 1947, a regroupé dans la même colonie les populations ivoiriennes et une grande partie de celles burkinabè. Ainsi, de Batié jusqu’à Kaya en passant par Ouagadougou, les populations étaient considérées comme des Haut-Ivoiriens, avec tous les devoirs et tous les droits liés à ce statut. Ensemble, les élites ivoiriennes et voltaïques ont cheminé sur les chemins sinueux de l’émancipation de la fin de la grande guerre à 1960.

Leur histoire est tellement liée qu’à une époque, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont failli constituer un même pays. Et leurs citoyens auraient pu partager la même nationalité.

Enfin les liens ivoiro-burkinabè sont aussi et surtout des liens de sang, de peuples et de culture. Depuis plusieurs décennies, ces deux peuples se sont fréquentés, se sont côtoyés et leurs cultures se sont mélangées. Enfants burkinabè et ivoiriens se sont aimés, se sont mariés.Des métissages sont nés des deux côtés.

Aujourd’hui encore, gouvernement  burkinabè et ivoirien célèbrent cet amour qui les lie. Mais l’amour étant fragile, il faut que les deux peuples se méfient de certains politiques, de certaines mauvaises langues qui n’ont pas intérêt à ce que règne la paix entre les deux nations. Le TAC doit être pour cela entretenu jalousement par les deux partenaires afin qu’il dure pour des siècles et des siècles pour le bonheur des deux peuples. Et que règnent à jamais et pour toujours, la paix et la concorde entre burkinabè et ivoiriens  car comme le disait l’artiste musicienne burkinabè Mariam Rovane «  Côte d’Ivoire-Burkina, c’est pareil ! »

 La rédaction

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