Burkina: 52, 662 tonnes d’or produites en 2018 soit une hausse de 15,4% par rapport à 2017

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Oumarou IDANI, le Ministre des Mines et des Carrières a dévoilé aujourd’hui à Koudougou dès l’ouverture des travaux du 1er CASEM de l’année 2019 de son département, la quantité d’or produite l’année dernière au Burkina Faso. Par cette annonce, le ministre confirme une donnée validée par le comité de vérification et de conciliation des statistiques de production minière exportée.

Comparée à la production de 2017 qui était de 45, 6 tonnes, la production de 2018 connait une progression de 15,4%. Dans l’histoire de la production d’or au pays des hommes intègres, jamais cette performance n’a été égalée. La production de zinc se situe à 165 100 tonnes en 2018 et connait également une progression de 0,5% par rapport à l’année 2017.
Ces performances s’expliquent d’une part par les réformes enclenchées par l’Etat à travers le ministère en charge des mines et d’autre part, par le dynamisme des acteurs de la chaine de valeur de l’activité minière.

Au titre des réformes et du suivi-contrôle, le Ministère des Mines et des Carrières a pleinement joué son rôle en adoptant des textes d’application pour mieux répondre aux attentes du peuple clairement prises en compte par le code minier. L’action du ministère des mines et des carrières ne s’est pas limitée aux textes. Sur le terrain et en droite ligne des recommandations de la Commission d’Enquête Parlementaire sur la gestion des titres miniers et la responsabilité sociale des entreprises minières, le département a accentué le suivi-contrôle en renforçant les compétences de la Direction Générale des Mines et de la Géologie (DGMG) et de l’Inspection des Mines (IM). Les agents du ministère ont constamment participé en 2018 à la coulée et au colisage de l’or. Sans aucun doute, ces mesures ont tiré la production aurifère vers le haut dans le sous-secteur de l’exploitation minière industrielle. Le sous-secteur de l’exploitation minière artisanale a connu une productivité et une efficience au regard des dispositions prises par l’Agence Nationale d’Encadrement des Exploitations Minières Artisanales et Semi-mécanisées (ANEEMAS) pour mieux suivre les artisans miniers. L’instauration d’une carte professionnelle d’artisan minier se révèle efficace dans l’inventaire des artisans et des sites d’exploitation. Ces actions d’encadrement couplées aux investigations de la BNAF (Brigade Nationale Anti-Fraude de l’or) pour prévenir et réprimer la fraude de l’or permettent au bout du compte de capter des quantités d’or jadis dissimulées dans la fraude.

Au titre du dynamisme des acteurs, la Société Minière d’Afrique de l’Ouest (SEMAFO) a lancé ses activités de production à Boungou dans la région de l’Est en 2018. Au même moment, la Société Afric Carrier a inauguré sa carrière à Sogossagasso près de Bobo Dioulasso dans la région des Haut-Bassins. L’entrée en production de ces exploitations explique en bonne partie l’accroissement en 2018 de la production d’or et de celles des substances de carrières.
Ces résultats encourageants ont été obtenus malgré des menaces. Le contexte sécuritaire a considérablement influencé l’activité minière qui a quelques fois été perturbée par des attaques de convois, des prises d’otages et des éboulements. Pour mettre fin à la menace sécuritaire, le gouvernement burkinabè a pris le taureau par les cornes en prenant largement en compte la spécificité du secteur minier dans le déploiement du dispositif global de sécurisation du territoire national. Tout comme la sécurisation des sites miniers, le renforcement de l’information géologique se situe en bonne place dans les perspectives envisagées par le ministère de Oumarou IDANI en 2019. Au lendemain de la victoire de l’Etat burkinabè sur Frank TIMIS et ses groupes miniers dans le cadre d’un procès en arbitrage devant la Chambre de Commerce International de Paris, le ministère burkinabè des mines fait de la diversification de l’exploitation minière, une pierre angulaire de sa stratégie de développement minier.

La diversification commencera par l’exploitation du manganèse de Tambao et s’étendra sûrement sur de nouveaux gisements mis en exergue par de récents levés géophysiques et géochimiques. Autres perspectives, le ministère envisage la consolidation des acquis consécutifs à la mise en ligne du cadastre minier, l’organisation de la 4ème édition de la SAMAO (Semaine des Activités Minières d’Afrique de l’Ouest) du 26 au 28 Septembre 2019 et la participation du pays à des salons miniers de référence au Maroc, en Afrique du Sud, au Canada et en Australie.

Source: DCPM/MMC

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