Assemblée nationale : Le CDP reviendra sur la « loi Cherif »

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Le Groupe parlementaire CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès) a fait le point, ce mardi 16 janvier 2018, de sa participation à la 2e session ordinaire de l’Assemblée nationale, tenue de septembre à décembre 2017.

Une session au cours de laquelle 14 lois ont été votées, 05 résolutions prises et 13 questions formulées (4 d’actualité, 8 orales et une transmise au gouvernement) et trois enquêtes parlementaires dont « deux suscitées par l’opposition ».

Le président du Groupe, Blaise Sawadogo, a parlé d’une « session très productive de par la pertinence des lois votées, l’importance stratégique des secteurs ciblés par les enquêtes et l’intensité des travaux ».

Il a déploré la quasi « indisponibilité des membres du gouvernement » pour répondre aux préoccupations des élus nationaux. Sur une soixantaine de questions formulées, seulement huit ont été répondues.

Pendant cette session, le CDP est revenu sur la « loi Cherif », code électoral adopté sous la Transition. « Nos camarades ont été victimes de cette loi, il n’était pas question pour nous de la laisser survivre. Mais, lorsque nous avons introduit le dossier, on a attiré notre attention qu’en fait, cette loi avait été votée uniquement pour les élections de 2015. Et qu’aujourd’hui, elle est caduque. Sauf qu’elle a été appliquée au municipales de 2016, il y a toujours un risque, nous allons revenir sur ça », a promis Alphonse Nombré, député du CDP.

Les caciques du CDP ont assisté à la conférence.

D’autres sujets dont  la création du Haut conseil pour le dialogue social (HCDS), la grève des enseignants et le Groupe parlementaire UPC/RD ont été évoqués.
Sur la 1e question, M. Sawadogo estime que le HCDS est une structure de trop, parce qu’il y a des commissions interministérielles et tripartites qui se penchent sur les questions de sensibilité sociale. « Le HCDS ne règle en rien les vrais problèmes que nous connaissons, ce n’est pas le HCDS qui va permettre aux Burkinabè de repartir ensemble de bons pieds. (…) C’est le dialogue politique qu’il faut courageusement déclenché », a-t-il expliqué.

Aussi, a poursuivi Blaise Sawadogo, « nous déplorons ce que nous vivons au niveau du secteur de l’enseignement, nous estimons que la question ne peut trouver solution que par des mesures courageuses ». Les enseignants sont dans leurs droits, et il revient au gouvernement de prendre ses responsabilités. « Quand ils (MPP) battaient campagne, ils ont dit que c’est eux la solution et qu’ils ont la solution. (…) En 2020, si des situations de ce genre se posent, nous allons répondre de manière conséquente et responsable, parce qu’en 2020, nous serons au pouvoir avec une autre dynamique, une autre perception », a-t-il affirmé.

Pour M. Sawadogo, la création de l’UPC/RD pose problème, dans la mesure où c’est au sein d’un groupe parlementaire de l’opposition, qu’une fraction s’est créé et constitué en un autre groupe parlementaire, même si légalement il n’y a pas de quoi fouetter un chat. « La constitution de ce groupe affaiblit l’opposition, le groupe parlementaire UPC. Mais, nous faisons avec et nous nous sommes réorganiser en tenant compte de cette nouvelle donne, en resserrant les rangs. On s’est adapté », a-t-il soutenu.

Ngassoun Débé

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Ph: Sidwaya

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